Tout le monde a subi au moins une fois dans sa vie l'insoutenable fadeur d'un clip d'une quelconque analphabète patentée, ânonnant à grandes peines des textes riches en émotions en plastique rose, le tout en se dandinant dans des ersatz d'érotisme, sur un gros poum tchak poum tchak. Catin d'harmonie est la caricature soigneusement pensée de ces filles de fausses joie , caricature débutant sur naturellement les pires canons de la très mauvaise pop FM. Mais l'histoire dégénère peu à peu, des harmonies viennent discrètement se faufiler entre la purée acoustique, et le texte lui aussi peu à peu devient cru, vivant presque réel. Là où la plupart des Catins d'harmonies habituelles restent à effleurer le coin d'un morceau d'une évocation de l'érotisme (la lourdeur de la phrase traduisant la lourdeur du procédé, mes excuses…), la notre veut vraiment briser ses chaînes et choisit d'assumer clairement ce que les autres murmures, quitte à précipiter sa chute.
CATIN DHARMONIE
approches toi un peu viens la contre mes yeux que je t'aprenne pourquoi bientot je serai reine de ton desir comme de tes soupirs je viens caresser tes levres de mes sourires viens ressentir ce que j'ai de meilleur toi qui veut m'approcher, tu ne toucheras que mon malheur suis donc ces mains qui épousent mon corps tu sais que pour toi, je dénuderai mon coeur
Moi qui suis ta catin d'harmonie ta fille de fausse joie qui ne peut prétendre à la vie une poupée d'apparat je suis une martyr carnavale reine d'un unique bal être de chair et de terre, les fantasmes jamais ne deviennent chimères
Je connais trop bien cette danse pour ne pas deviner pourquoi ton ombre glisse sur mes hanches pourquoi jamais un baiser n'a effleuré ma chaire ne m'a offert d'oublier que les poupées de verre meurent sans se consumer
toi dont les songe m'effleurent viens te rassasier viens donc lécher mes pleurs qu'enfin je puisse brûler
REFRAIN
Qu'attends tu pour me prendre, que je jouisse que je puisse enfin assouvir mon vice suis me jambes enfonces toi, cesses d'écarter les yeux ouvres toi à mes cuisses ouvres toi à mes veux
mon corps tiens dan ta main, tu n'as plus qu'à l'ettreindre tires moi de ce rève où d'ordinaire nul ne pénètre sous toi, le galbe décline que ma peau sous ton souffle s'incline Laisses ma langue te chercher, ramper, mon envie t'ettouffer, que je te trouve et je t'avale je veux me nourrir de tes râles ma bouche t'aspire