Et si tous les pauvres damnés, millions de crétins tombés là plus par hasard que par choix, dans des tranchées, dans des camps, dans des guerres, se levaient pour aller réclamer à l'Histoire ce qu'elle leur doit ? Pour ces bouts de chaires amenés là juste pour mourir, qu'importent les causes, les raisons de leur combat face à la valeur de son sang. C'est en songeant à ces effacés que ce morceau est né. Parce que l'Histoire, comme bric à brac immonde de voix tonnantes, d'images faciles, existe bien sans ces vies raturées. Parce que l'Histoire, bon, voilà, ça se dissout dans de la mauvaise vodka.
Cendres sous l'incendie Silences entre les écrit Sous terre, fils de la misère Mémoires jamais invoquées Nous les effacés Les tombes perdues les sabre de gloires, les miettes de victoire refusons l'oubli
Et nous marcherons chargerons vos hirstoires de papier et nous chargerons sabrerons vos mémoire mutilées
Pantins de parjure Marionettes de vent nos chutes, battîrent les temples les royaumes et les légendes vos légendes mais à notre heure refusons l'oubli
Et nous marcherons chargerons vos hirstoires de papier et nous chargerons sabrerons vos mémoire mutilées
Nos noms restent cachés, gravés sur la cendre, écrits dans le sable Histoires Tranches dans le blesures Signes de larmes Vieux diables