L'avant dernière pièce de ce tout est une prière joyeuse, à une souffrance coupable. Une idole bâtie sur des secrets colorés. Couleurs diluées. Ce qui est noir et ce qui est blanc, ce genre de trucs manichéens, j'ai du mal. Là, tout est impur, les victimes furent elles bourreaux, y a t'il une justice dans cette souffrance, je ne sais pas vraiment. Peut être que je m'en fous, et que je me passionne à regarder les impuretés fleurir en quelque beauté surprenantes. Et il y a des pianos qui volent à la fin, quand les couleurs se brisent.
VISAGE DEBENE
Visage d'ébène, sur ton coeur d'ivoire Combien de tâches blanches, de ces pales lueures se mirent à briller, sous les crachats des fouets mais tu ne réponds pas
Visage d'ébène sur ton sourire de lune dis moi combien de marques furent gravées par la peur sillonéesde douleur brulées par ta sueure
mais tu ne répond pas
Comme les couleurs se brisent sur ces yeux endormis (*4)
Visage d'ébène, de ces jours de nacre combien de rires souillées, cris surpris dans l'ivresse de ces mains révoltées, par une douce tendtesse Mais tu ne réponds pas
Visage d'ébène de ces yeux de craie dis moi sur quel autel as tu expié ta vie racontes moi quel dieu, a voulu contempler ton ombre encore brillante, des larmes de tes enfants
Comme les couleurs se brisent sur ces yeux endormis (*4)