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#4 : Une nuit
#4 : Une nuit
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Songe fou à surfer sur des arpèges de piano saccadés, sur l’autel de souvenirs trop existants pour pouvoir être invoqués. Ce morceau est précieux, très précieux, il est un voyage sans nom à destination d’une folie, l’invocation à même la sueur des yeux qui ne voient pas leur reflet.
Ce morceau fut composé sur un éclat, voila tout, une respiration soutenue qui ne goûte jamais à son dernier souffle. Et tant pis si cette description s’avère illisible, très chers, je serais incapable de trouver mieux.
Une nuit, déjà mort j'ai couvert de baisers une enfant poudrée d'or dont les yeux se taisaient
vieux diable sans désir doucement j'approchais m'ennivrais des soupirs que ses lèvres m'offraient
Cette nuit déjà dort où nous avions laissé A côté de nos corps leurs esquisses tressées Et mon âme en délire doucement t'appellais sous l'averse de rire, sous ta nuque défaits
Sur la nuit une à une tombaient les heures blèmes j'eut entre les lèvres, des saveurs de blasphème Et nos ombres dansèrent à la lueur des fouets folles et fébriles mèches, dans les creux de nos chairs
Et ton âme adorée sous ma nuque se brise Quelques étoiles, en leur chute, sont sortis de leur axe
S'allument sous mes yeux en une pluie de glace
Une nuit sans aurore, j'ai ainsi dévoré une enfant dont la mort attendait mes baisers